Les jours passent comme cela, tous identiques entre eux. Dès le matin, on se réveille avec l'espoir de réussir la journée, être félicité par son supérieur, admiré par son semblable. Il y a des fois où cela marche, d'autres où il vaut mieux ne pas en parler. 0n ne croit plus en rien, car personne ne croit en nous. 0n hait la vie, on sombre dans le chaos. 0n croirait presque que c'est la fin. La fin de quoi au juste? La fin, tout simplement. Le vide. En attendant, on peut toujours faire semblant d'être heureux et de réussir sa vie, croire en notre avenir (s'il y en a un). Trop superficiel, sans doute. Dans le fond, qui sommes-nous? Il y a des périodes comme ça, où on préfère dire qu'on est perdu, pour éviter de dire qu'on ne sait pas - ou plus - qui est la personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. Les mots ne servent à rien, tout est tellement plus simple sans eux. La vacuité nous fait peur, voilà pourquoi les mots existent.